L'exploitation minière et la mode

Peu d'entre nous peuvent saisir pleinement la passion, les efforts et le dévouement nécessaires pour devenir un créateur de mode haute couture ou un mannequin qui défile sur les passerelles ou pour orchestrer un événement de la Semaine de la mode comme ceux qui se déroulent tous les ans à New York, Toronto, Vancouver et partout dans le monde. Bien qu'il soit rare que la haute couture résonne auprès du consommateur typique, la penderie de la plupart des Canadiens et des Canadiennes regorge de vêtements, de bijoux et de maquillage.

Une enquête (lien vers une page en anglais) a estimé que les Canadiens et les Canadiennes avaient dépensé « 1,4 milliard de dollars en produits de beauté de prestige » en 2014, et selon Statistique Canada, ils avaient dépensé plus de 3 500 $ par personne en vêtements et accessoires au cours de la même année.

Les chaînes d'approvisionnement en vêtements sont longues et complexes, alors les matières premières utilisées pour fabriquer le tissu et lui donner de la couleur et les machines utilisées pour couper et assembler les vêtements tombent souvent dans l'oubli. Des matières premières, comme les argiles naturelles ou les sels thérapeutiques, sont parfois utilisées dans les cosmétiques comme caractéristiques commerciales, mais elles sont souvent cachées dans une longue liste d'ingrédients.

Le Secrétariat du Plan canadien pour les minéraux et les métaux a jeté un coup d'œil en arrière-scène afin d'identifier quelques-uns des minéraux et métaux essentiels à l'industrie de la mode.

Les minéraux qui défilent sur la passerelle

Pendant des milliers d'années, nos ancêtres ont utilisé des aiguilles à coudre pour fabriquer des vêtements. La plus ancienne aiguille à coudre au monde a été découverte dans une grotte des monts Altaï dans le sud de la Sibérie. L'aiguille de sept centimètres est fabriquée à partir d'un os d'oiseau, et elle remonte à 50 000 ans. Ce n'est qu'à l'âge de bronze, il y a environ 7 000 ans, que les métaux comme l'or, le bronze et le cuivre ont commencé à être utilisés, et l'acier il y a environ 300 ans, pour fabriquer des aiguilles à coudre en métal. Aujourd'hui, les aiguilles à coudre à la main sont faites d'acier au carbone recouvert de nickel, d'or ou d'alliage de titane. Les aiguilles des machines à coudre sont faites de chrome ou d'acier plaqué de titane plus robuste.

L'acier au carbone — un alliage composé d'environ 99 pour cent de fer et de 1 pour cent de carbone, soit un peu plus de carbone et un peu moins de métaux ajoutés que l'acier inoxydable — est aussi utilisé pour fabriquer des ciseaux. Pour couper du tissu, il faut de l'acier au carbone pour produire une lame robuste et tranchante. Environ la moitié du charbon extrait au Canada est du charbon métallurgique, ou sidérurgique.

En plus des aiguilles et des ciseaux, et des boutons, des fermetures éclair et des fermoirs utilisés pour faire tenir les vêtements, les minéraux et métaux sont essentiels pour donner la couleur aux tissus utilisés pour fabriquer les vêtements. La couleur du tissu est fixée à l'aide d'un mordant, une substance qui est utilisée pour fixer la couleur aux fibres du tissu. Aujourd'hui, les sels de métaux dans l'aluminium, le chrome, le fer, le cuivre et l'étain sont utilisés comme mordants.

Les minéraux sur la peau

Le sel est souvent commercialisé à l'intention des peaux matures, car on croit qu'il contribue à enlever les toxines, ouvrir les pores et exfolier les cellules de peau morte. La source de provenance du sel, un minéral commun composé en grande partie de sodium et de chlorure, est largement évoquée par les fabricants comme un facteur qui influence l'efficacité d'un traitement cutané. Vous avez peut-être vu le sel marin provenant de la mer Morte comme un ingrédient principal de certains produits pour le soin de la peau. Le sel a des centaines d'autres usages outre les traitements de beauté, et selon le United States Geological Survey, le Canada est l'un des plus grands producteurs de sel au monde.

La plupart des écrans solaires contiennent de l'oxyde de zinc, une poudre blanche ajoutée pour protéger la peau contre l'exposition aux rayons ultraviolets. En 2016, le Canada a produit 322 000 tonnes de zinc à partir de mines situées au Manitoba, en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick. Le zinc est principalement utilisé dans la galvanisation, qui protège le fer et l'acier contre la rouille, mais une petite portion est transformée en oxyde de zinc en chauffant et refroidissant le zinc métallique de diverses façons et en ajoutant d'autres minéraux. On le retrouve principalement dans la fabrication du caoutchouc, mais aussi de la céramique, des produits médicinaux, des peintures et des crèmes corporelles.

Tout ce qui brille

bijoux

L'or, l'argent et le platine sont les trois principaux métaux utilisés dans la fabrication des bijoux

Rien de tel que des bijoux pour apporter la touche finale à des vêtements. En 2018, les Canadiens et les Canadiennes dépenseront 3,5 milliards de dollars en bijoux.Note de bas de page 1 Selon l'International Gem Society, les trois principaux métaux qui entrent dans la composition des bijoux sont l'or, l'argent et le platine — et les mines canadiennes les produisent tous trois. Ces « métaux nobles » résistent à l'oxydation et à la corrosion. Ils sont aussi considérés comme « précieux », ce qui signifie qu'ils sont souvent utilisés comme monnaie (l'or, en particulier). La mine Canadian Malartic au Québec est notre plus grande mine d'or en exploitation.

Toutefois, pour compléter le look mode recherché, nous nous tournons souvent vers les pierres précieuses comme le rubis, le saphir et l'émeraude (pour n'en nommer que quelques-unes). Ces minéraux sont jolis et durables. Ils peuvent être coupés et polis. Plus important encore, les gens aiment les porter en bagues, boucles d'oreilles, colliers, broches et autres accessoires de mode. Le Canada se classe au troisième rang des producteurs (en volume) de pierres précieuses dans le monde.

L'autre joueur étoile dans le monde de la joaillerie est bien entendu le diamant, et le Canada est le troisième producteur (en valeur) au monde avec cinq mines y compris les mines EKATI et Diavik dans les Territoires du Nord-Ouest. Ces pierres précieuses de très grande valeur attirent les intérêts criminels; c'est pourquoi le Canada a participé à l'établissement du régime de certification du Processus de Kimberley et pourquoi nos diamants sont « propres ».

Sans les minéraux et métaux, le monde de la mode n'aurait pas cet éclat qui nous fait briller. Sans l'exploitation minière, les vêtements que nous portons auraient une tout autre allure. Sans une vision pour guider le secteur minier du Canada vers l'avenir, serons-nous en mesure de répondre et de nous adapter aux défis émergents? Dites-nous ce que vous en pensez. Rendez-vous à www.minescanada.ca, et exprimez-vous.


Pour connaître d’autres faits intéressants sur les mines et les minéraux, consultez la page Informations sur l’industrie minière.